Me voilà enfin posée le nez devant l'écran. Nous revenons d'un long cours de néerlandais de trois heures dans le quartier de Scharbeek de Bruxelles et à notre retour Euri e tmoi sommes passés par le kebab - quartier turc oblige. Je lui ai prêté mon ordi le temps de prendre une douche ainsi que mon sac de couchage et oui c'est aussi ça le sens extraordinaire de solidaire des SVE.
Le retour au travail s'est fait tranquillement, c'était une première pour Euri, quant à moi et bien depuis que ma vie n'est plus uniquement que solitude j'apprivoise beaucoup mieux mon quartier, m'y sens beaucoup plus à l'aise et je dirai même qu'un certain esprit citadin tend à pointer le bout de son nez.
Il serait faux de dire que ces dix jours passés à Eeklo entre volontaires ne m'a bien fait du bien car j'en ressens déja les effets. Oui je veux continuer à faire la fête et à ce propos j'ai sans doute un plan pour partir à la campagne près de la Hollande ce we - et oui vous l'aurez compris entre moi et ce cher Principe de Costa Rica il y a comme un truc qui électrise.
Bon retour en arrière.
Je suis partie vendredi 5 esseulée car Euri avait raté son train en provenance de Cologne. Et là fatiguée, tristoune j'ai du porter des kg de bagages sous une drache drache toute belge, je crois que je n'arriverai jamais à m'y faire. Le genre de déluge diluvien qui dure quinze mn et vous laisse sans voix. Une fois montée dans le train, je me rends compte que nous sommes en flandres, plus un mot de français autour, les yeux embuées par la fatigue je me sens seule au monde, sentiment très étrange. Et là premier coup dur, la train tombe en panne en rase campagne. Il nous faut donc descendre pour en prendr eun autre qui nous mènera à Gand ou un autre train m'attend pour aller vers Eeklo ce trou paumé au milieu de nulle part.
J'arrive tant bien que mal à la gare d'Eeklo que déjà je croise deux EVS: Ajda et Leila: Slovaque et turc. Le ton est donné la soirée sera européenne et internationale , les 10 jours qui suivront seront tout autant intense. Arrivée au sporthome, une auberge de jeunesse, je découvre les occupantes de ma chambre: Renata une lituanienne, Ulrike une allemande et Paula une finlandaise. Mais dès le départ des liens vont se nouer très vite avec certain notamment Cieran un londonien so gay et so friendly, Talita l'italienne au sang chaud, Hector un personnage ambigu mi-catalan mi-espagnole je croise le regard de Andrés, le costa-ricain muy latino.
Les jours qui suivront seront ponctués d'activités et de jeux, de soirées endiablées. Les premiers jours seront difficiles, parce que la vie communauté nécessite une hygiène de vie qui ne me convient pas et sans doute aussi parce que la clash entre la solitude forcée inherente des grandes villes ajoutés au manque de ceux qu'on aime et la vie à plus de 30 est obligatoirement violent. Petit à petit j'ai appris à aimer certaines choses, d'autres moins plu. Mais avec le peu de recul dont je dispose je peux dire l'expérience aura été enrichissante et qu'elle aura eu l'avantage indéniable de me faire rencontrer un grand nombre de personnes en peu de temps.
Les liens qui se sont crées pour certains sont très forts et selon Jana, notre coordinatrice slovaque aucun groupe qu'elle n'a suivi durant ces dernières années n'a connu une telle adhésion, personne en dépit de son origine, de la barrière de la langue n'a été laissé de côté.
J'ai travaillé mon espagnol bien plus que mon néerlandais et ai appris grâce à Andrés quelques pas de salsa, en soit cela suffit déjà à me remplir d'un épais sentiment de satisfaction.
Pour faire court les adieux hier ont été un peu difficiles. En particulier avec Andrés qui comme vous l'aurez compris est devenu un peu plus qu'un simple ami. Je dois avouer que j'ai du mal à résister au charme latin mais vous savez aussi bien que moi que la chair est faible. Pour l'heure je n'ai aucune idée de la tournure que va prendre cette petite histoire, si elle est appelée à se poursuivre ou non, mais je suis arrivée hier soir avec son pull dans mes bagages. Il l'avait nonchalamment oublié derrière lui en partant. Et déjà un mail m'attendais dans ma boite à mails. Aujourd'hui c'est une invitation que je reçois pour passer le we avec lui en compagnie de Seyi - notre pote nigérien volontaire lui aussi et Euri si celui-ci le souhaite ( chose dont je doute ) pour une espèce d ecarnaval local au milieu de la nature. L'idée me séduit assez, et j'aime aussi le fait de pouvoir quitter la rush de la ville pour retrouver le calme de la nature.
Voilà pour moi il est l'heure de souffler la lanterne et de vous dire à demain
Dulces Besos
3 commentaires:
Bien tu as l'air de t'être amusé et avoir tissé des liens. C'est etonnant comme certaines personnes on ce qu'elles veulent, c'est souvent ton cas. Sinon pour le pull on peut parler d'oubli, e me demande si c'est vraiment le cas, disons heureux oubli.
Je pense néanmoins qu'il s'agit tout de même d'un oubli même si tout le monde me dit le contraire.
disons heureux oubli
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