lundi 29 septembre 2008
And now a little treat
Un fin de semana muy especial
mercredi 24 septembre 2008
Still on the run
mardi 23 septembre 2008
Et parfois le ciel s'éclaircit
vendredi 19 septembre 2008
Just busy I guess
lundi 15 septembre 2008
On se pose et on décompose
De retour de Eeklo
vendredi 5 septembre 2008
En route pour Eeklo
jeudi 4 septembre 2008
First day
mercredi 3 septembre 2008
Et soudain le ciel s'éclaircit
Déjà dans les pas du belge, façon Gaston
Brussels 2 Septembre
Journée difficile en tout point. L’appréhension de la première journée je dois bien l’avouer m’a empêché de dormir, je suis donc arrivée au bureau lessivée. La semaine à Grenoble pesant encore de tout son poids sur mon système nerveux. Les berlingots que j’ai apporté pour briser la glace ont plu mais je sens bien que l’intention ne les a pas plus touché que ça, tant pis. Bruno est très doux et très gentil. Lui aussi vient d’un petit village, quelque part nous partageons tous les deux le gout de l’humilité et de la discrétion. Greet est incroyablement bien dans ses baskets, une vraie baroudeuse elle a pris le temps de m’expliquer les us et coutumes de la structure. J’ai un peu parlé à Kelthoum ce midi et elle aussi à l’air très gentille, peu de choses malgré tout ne m’uniront avec tous ces gens. Han est l’idée même qu’on peut se faire du bruxellois, il a la gouille ravageuse et je le sens un peu brut de décoffrage. Seul Marc-Antoon que je n’ai vu que ce matin m’a l’air un peu mystérieux, probablement plus profond mais il est encore tôt pour dresser des portraits définitifs.
Tous parlent continuellement en néerlandais, la plupart du temps sans se soucier de moi, ce qui dans le fond ne me dérange pas plus que ça. Quand ils sentent que je ne suis plus parmi eux, alors quelqu’un fait-il l’effort de lancer une platitude dans la langue de Molière. Le cadre est très agréable un bureau spacieux et moderne pourvu de quelques moyens - technologiques obliges. Mais une chose frappe mon étroit petit esprit français, le déjeuner pour eux ne se composent que de tartines de ceci ou cela. A une heure mon estomac criait famine et la pita composé d’une maigre boite de thon achetée à la va-vite à midi ne m’a guère sustenté. Une horreur gastronomique.
L’après-midi Greet m’a confié ma première tâche d’une simplicité absolue mais il faut croire que je devais être lessivée ou intimidée ( peut-être les deux) mais je n’ai pas trouvé mieux que de patauger grossièrement dans la semoule. Au final elle est venu m’aider à faire un lay-out simple comme bonjour d’un DVD- ma fierté saigne encore. Et puis elle a tenu à m’accompagner à m’inscrire à la maison de la néerlande pour que j’y prenne du cours du soir. Et là quand elle a su qu’il me fallait attendre entre une heure et deux, elle a filé. Je la comprends, sans doute avait-elle des choses à faire. Et là, j’ai pénétré je dois dire un autre monde.
Ne parlant pas un mot de la langue, je me suis retrouvée dans une immense salle d’attente avec des gens de tout âge pour passer un test de logique ( waouh ) . Ticket jaune et numéro comme à la Sécu le tout avec télé néerlandaise en fond sonore. En un mot la claque. Je peinais à restreindre une folle envie de fuir lorsque ce fut mon tour. Un charmant flamand blond comme les blés a rentré dans sa bécane toutes les infos lui étant utiles sur moi. Et là pensant que c’était bon, il me demanda de passer ce fameux test de logique. Je fus pris en charge par un autre monsieur, fort sympathique au demeurant qui me testa brièvement, puis lorsqu’il fut rassuré quant à mes compétences mentales, me donna un test de 6 pages à faire en 15 mn. 5 mn plus tard une néerlandophone au sourire ultra bright m’annonça que j’avais fait un test excellent 45 sur 48. A la bonne heure, mon calvaire était fini.
Que nenni.
On me donna un autre ticket bleu cette fois-ci et retour à la case départ. Lorsque ce fut enfin mon tour, un autre jeune néerlandophone me demanda plus d’informations du type : pourquoi vouloir apprendre le néerlandais. J’aurai pu le baffer mais j’avoue que à ce moment très précis, j’avais précisément très faim et très chaud. Il m’annonça derechef que je devais revenir le lendemain à 18 heures pour confirmer les horaires et le lieu des cours ainsi que 20 euros. Trop fort ! Et oui demain c’est ma journée off je suis censée ne rien faire, juste me promener un peu ou dormir beaucoup. Cruel dilemme. Je repasserai donc au bureau faire le point avec Greet.
Et puis pour finir par une autre joyeuseté je me suis paumée en voulant rentré, voulant faire ma maline genre pas besoin de métro je rentre à pied, je me suis plantée de sens ai arpenté la ville dans le sud dans des quartiers où étonnamment j’étais la seule femme blanche, j’ai rebroussé chemin et j’ai marché, marché à perdre haleine. Au bout d’un moment complètement claquée j’avoue avoir pris le métro pour une station et je me suis reperdue en sortant par la mauvaise sortie comme ça , c’est fait chacun pourra rire de moi. Je suis passée faire quelques courses et en rentrant mauvaise nouvelle malgré le cable que m’a passé Bruno, Internet ne marche pas mais alors pas du tout, du coup j’essaierai de vous envoyer tout ceci au plus vite, non pas que ce soit follement enrichissant pour vous mais qui sait un peu d’empathie ne serait pas de trop !
Pour l’heure, la pluie tombe à verse sur Bruxelles, et je vous laisse les jambes cotonneuses par l’effort fourni.
n.b Si vous aimez les détails vraiment nazes, j’avais innocemment rangé un stylo bic sans bouchon dans la poche de mon jean et je me suis aperçu en arrivant que j’avais les mains bleus, le jean aussi et je viens de le découvrir la cuisse aussi.
Et bien riez maintenant
Partir
Brussels 1er septembre 2008
Et me voici - la tête passablement embuée de milles et une choses - enfin arrivée à destination. Bruxelles ne m’attend plus, j’y suis arrivée. Drôle de sensation de quitter son nid et sa tribu sans se sentir coupable de laisser derrière soi ceux qui nous ont fait et à qui l’on doit tout.
Premier constat qui s’impose telle une évidence, le manque est déjà là mais peut-être la solitude inhérente des premiers jours l’instigue-t-elle tout naturellement. Jamais sans doute ne m’étais-je sentie aussi gauche, empruntée. Je ne sais où aller pour cette première soirée et n’est encore nulle personne vers qui me tourner. Je me tourne donc vers la plume électronique espérant que d’ici un mois ces premières impressions de vide se dissiperont.
Le voyage pour ne pas l’omettre car il renseigne toujours sur le voyageur fut étonnamment bref. Les quatre heures qui ont relié Nantes à Lille ont été douces. La musique a bercé les paysages, à moins que ce ne fut l’inverse. Le flegme britannique comme toujours a su se montrer à la hauteur de sa réputation car ce sont deux sujets de sa gracieuse majesté qui m’ont aidé à soulever mon horrible trolley dont l’horreur se résumait au poids. De Lille à Bruxelles peu de choses à dire, une courte demi-heure les séparaient. Ambiance scones et thé dans le wagon à majorité anglaise. À mes côtés une dame affairée à surligner des articles de Loi. Vive l’Europe ai-je pensé sur le coup et vive les fonctionnaires européens.
J’ai rencontré ma tutrice par la suite, le premier contact fut bon et je suis même furtivement passé au bureau récupéré les clés de mon chez moi. Enfin de ma chambre ! Mes collègues ont tous fait l’effort de s’adresser à moi dans ma langue ce qui je dois dire m’a touché. Je les retrouve demain à 9h30 avec un peu d’appréhension, sans doute est-ce la peur de décevoir.
Bref le bilan de cette arrivée est positif, j’attends maintenant avec impatience celle de mon binôme espagnol qui arrivera pour sa part vendredi pour repartir avec moi directement à Eeklo pour notre formation d’arrivée en Belgique. Encore pleins d’aventures en perspective.
Et pour l’heure il me tarde de souffler la lanterne et de rejoindre les bras de Morphée.