lundi 29 septembre 2008

And now a little treat

séquence mégalo oblige des photos de moi, histoire de prouver que je suis en vie














`





























bon je sais c le bordel je n'arrive pas à les mettre droite
enregistrez-les et vous devriez arriver à voir quelque chose

Belle nuit à vous

Un fin de semana muy especial

Hola a todos
Goede nacht

Pas le temps de mettre à jour ce blog, juste quelques mots livrés bassement à la va-vite pour vous dire que j'ai passé un week end vraiment très agréable.

Vendredi soir Andres est arrivé sur BXL, nous sommes sortis boire un verre, avons passé une soirée en amoureux fauchés partageant le même sandwich. Un volontaire est pauvre c'est la réalité de ce statut et croyez-moi j'attends mercredi non sans une certaine impatience car il ne me reste que 4 Eur, heureusement la solidarité est bien réelle et je sais que Euri pourra m'aider :)

Samedi, tournage express avec christien une belle Hollandais fort sympathique et Andres du côté de l'atomium pour couvrir une action sur la crise du logement saisissante qui existe à BXL. J'ai commencé le montage aujourd'hui et miracle Greet trouve que pour un premier reportage ce n'est pas si mauvais que ça. Les trois heures de cours de néerlandais ce soir après sept heures de boulot ont été un peu éprouvantes mais rien d egrave, je m'habitue à ce rythme le lundi je travaillle rarement moins de 10H.

samedi soir Christien ns avait invité à un fête au théatre flamand mais l'entrée étant assez onéreuse, nous sommes passés sur la grand place pour y voir la fin d'un concert un peu pourri mais dans une joyeuse ambiance. Le we, BXL se rmplit de touristes et de bruxellois joyeux, c'est une toute autre ambiance, bien plus folle encore que dans la semaine. En passant son chemin, nous sommes tombés sur un argentin gratteux qui nous a chanté quelques compos bien sympathiques, du coup nous sommes rentrés avec Andres en chantonnant " Besame mucho". peut-on rêver mieux?

Et bien en fait oui, la preuve en est le lendemain j'ai eu le droit à un petit dej' au lit. El hombre perfecto existe y lo conosco... L'après-midi nous avons retrouvé deux de ses amis costaricains, une soeur et un grangin adorables et je pèse mes mots qui passaient pour une heure ou deux dans la ville. J'ai donc joué les guides touristiques et par bonheur, ils ont attrapé leur Thalys pour paris in extremis, mais l'ont attrapé. Cela a visiblement touché Andres que je prenne soin de ces amis de la sorte car Andres a passé du temps avce Jordi et moi j'ai promené sa soeur Pamela et nous avons discuté devant une bière en espagnol et ce fut je dois dire vraiment très très agréable de faire leur connaissance.

Le week end s'est achevé nous laissant un doux souvenir à chacun. Malheureusement je ne sais pas trop quand je le reverrai, pour l'heure beaucoup de tarvail m'attend au bureau mais je m'y plais et j'aime ce que je fais, je commence à discuter en néerlandais avec Marc-antoon même si c'est très limité et je pense qu'il apprécie cet effort. 

Demain je dois contacter une agence immoblière pour peut-être visiter un appart pour Euri et moi à la clé bref pas mal de choses en perspective.

voilà pour l'heure c'est tout pour moi, je vous laisse, vous embrasse et vous dis à bientôt.

Hasta Luego

Un abrazo


mercredi 24 septembre 2008

Still on the run

Vous ai-je dit que ce cher Leon m'a invite à un concert de son groupe préféré "Apparat", un groupe electro allemand assez pointu, j'en suis très heureuse je dois dire. Du coup de bonne humeur j'ai proposé à Bruno de se joindre à nous, oui je m'efforce de créer du lien avec mes collègues et bien il a accepté - petit miracle .

Euri n'est pas venu travailler, il est arrivé cet apres-midi vers 16 heures vers Kelthoume un brin éméché car il n'avait rien avalé de la journée et bu quelques bières pour se donner du courage et il lui a dit qu'il quittait l'aventure EVS. Ils sont allés discutés puis il est parti. Kelthoum m'a alors questionné sur l'habitation et notre vie ici et je lui ai dit la vérité: qu'ils nous seraient difficiles de nous accoutumer à cette maison et que nous ne nous y sentions pas comme chez nous.
J'ai pu parlé avec un peu tout le monde et nous en sommes arrivés à la conclusion qu'il était très important d'être bien chez soi pour bien vivre cette année. Kelthoum a donc appelé Greet et vraisamblablement nos chambres coutent respectivement 300 Eur cad que pour 600 Eur il serait selon christophe tout à fait possible de trouver un appart pour nous deux à ce prix.

Je suis rentrée pour en parler à Euri et cela l'a soulagé, il compte rester si la situation évolue rapidement mais notre bail n'est pas encore terminé. Il n'enpêche que savoir que l'on va déménager nous a redonné du coeur à l'ouvrage ( quoique mon moral n'est pas spécialement entaché en ce moment). Du coup ce soir nous allons regarder un film dans ma chambre.

Vendredi andres arrive, dimanche peut-être Ciaran. samedi je couvre normalement une action secrete près d el'atomium mais je n'en sais pas plus pour l'instant. En plus ce matin benni, notre homme a tou faire m'a installé des super rideaux américains ikea ( en bois qui se remonte enfin vous voyez), j'adore! je peux enfin me deshabiller tranquillou, remarquez il n'y a pas reellement de vis a vis mais quand meme.

Bref, totu va bien.

Voilà je vais rejoindre Euri, manger et je vous dis à bientôt les petits.


p.s je travaille déja au montage d'un autre reportage, je n'arrete pas.

mardi 23 septembre 2008

Et parfois le ciel s'éclaircit

Tout avait très mal démarré. J'étais déprimée ce matin face à la vacuité de mon existence , Euri aussi a tel point qu'il m'avait confié envisager arreter son SVE. Mais pour une raison inconnue je me suis accrochée et je suis partie à 16h du bureau tandis que lui n'est pas venu. Remarquez il a totalisé 46 h de travail la semaine précécente en revanche moi je n'ai travaillé que 43 heures (je sais c'est si peu)...

Et bien donc je me suis accrochée , suis revenue dans ma chambre de laquelle il écrivait ses mails et regardait les tickets pour Paris, complètement déprimé. Mais voilà j'avais urgemment besoin d'un téléphone car le mien me coute trop cher et je ne veux pas que ma famille est à subvenir à mes besoins, je ne suis pas une capricieuse - du moins pas toujours. Et me voilà enfin entrée dans la modernité avec un premier prix très abordable: 45 eur et un système "pay and go" abordable. Voilà je suis quelqu'un de moderne.

Je suis ensuite allée acheter quelques babioles histoire de remplir mon frigo et de pouvoir enfin prendre un petit déjeuner sans le matin sans avoir à grignoter sur le pouce un pain au chocolat inabordable au bureau. 

Et sentant que le monde s'offrait j'ai enfin pu assouvir un fantasme inavoué: aller à la laverie automatique et ça y est je peux dire que je l'ai fait, j'ai enfin après trois semaines passées en Belgique des vêtements propres qui sentent bon l'Ariel en poudre. Même ma chambre maintenant hume bon une saveur chimique.

Parfois les plaisirs simples savent vous remplir d'un épais sentiment de satisfaction et de quiétude.

Revenue à la maison j'ai chatté à droite et à gauche et je suis tombée sur mon cher Leon, un copain allemand avec qui je partage les mêmes goûts musicaux. Il effectue un projet à Anvers dans un festival de cinéma pour enfants. Nous avons pu discuter et il m'a demandé si je voulais l'accompagner à un concert de son groupe allemand préféré "Apparat" le 18 octobre. Je lui ai répondu que j'etais bien évidemment interessé, j'espère l'emmener si cela le branche à l'expo "It's not only rock'n'roll baby" du BOZART de BXL. 

Voilà un allié à ma cause Rock, je commençais à désesperer.

Pour ce we, Euri va rejoindre Paula quant à Andres il est censé passer sur BXL. Je verrai bien si je suis disponible ou pas, j'espère pouvoir lui accorder un peu de temps. Je croise les doigts.

Et pour ce soir ce sera tout, chers lecteurs et néanmoins être aimés car je suis claquée.

Goedenacht

vendredi 19 septembre 2008

Just busy I guess

Hey Everyone

Me voici enfin de retour, venant à vous pour vous narrer les quelques bribes de mon insignifiante existence bruxelloise. 

Une semaine sans écriture c'est un peu cavalier de ma part, mais très honnêtement je manque cruellement de temps pour réaliser toutes les choses même les plus basiques; je n'ai par exemple en quasiment trois semaines de vie ici toujours pas été à la laverie automatique, c'est dire.

Mon excuse, vous suffira-t-elle je n'en sais rien est que je travaille beaucoup - merci le journalisme activiste. La preuve en est je suis arrivée ce matin au bureau à 9h30 et viens tout juste d'en sortir. Je vous en explique la raison. Hier Greet nous explique à moi et Euri qu'un volontaire veut que nous réalision un montage d'un de ses reportages sur la colombie, jusqu'ici très bien, aucun pb, elle était censée justement nous apprendre à nous servir du logiciel pro afin que nous y travaillions aujourd'hui. Mais entre temps une autre volontaire souhaitant réaliser de vendredi à dimanche un reportage sur la semaine de la mobilité ( pas de voitures, juste des velos genre j'aime la nature et es écureuils) nous a demandé si nous pouvions l'aider.
Bon, moi comme vous le savez j'ai un we romance à la campagne qui m'attend du coup j'ai décliné l'invitation, en revanche je me suis portée volontaire pour le montage. Le seul soucis c'est que Jose le type qui avait réalisé son reportage ne s'est pointé qu'à cinq heures moins que le quart et que greet quitte le bureau à cinq heures pétantes pr aller chercher son fils à l'école.

Dieu soit loué ( ou à la vente que sais-je) j'avais l'après-midi appelé olivier ( ex-SVE  à Indymedia) pour que nous allions boire un coup le soir car euri et moi commmencions à être sévèrement déprimé par notre petite vie bien rangée, et Olivier ( mon sauveur est arrivé) du coup on a pu faire le point sut la matos et j'ai commencé ce matin à travailler tranquillou avec Euri qui m'a quitté l'après-midi pour aller filmer, je devrais normalement le revoir ce soir puisqu'il va squatter ma chambre ce we ( oui nous sommes très soudés face à l'adversité de notre vie ici, ex: je lui passe mon sac de couchage il me prépare de bons petits plats et on fait tous les deux la vaisselle).

Bref depuis neuh heures, je galère à essayer de comprendre un reportage dans la langue de cervantez que je ne maitrise que très partiellement même si j'ai bonne espoir de très vite m'améliorer car les idiomes latins savant me réchauffer le coeur. J'ai donc taffer et taffer et retaffer parce que c fun et surtout parce que j'ai une deadline à la con. Olivier va continuer sans moi ce we, tandis que mon we à la campagne s'annonce plutôt bien puisque andres m'a dit que je beneficierai d'une chambre rien que pour moi ( la méga classe).

La encore j'avoue que c'est un peu le bordel car je dois normalement retrouver Seyi, mon pote nigérien pour faire la route avec moi, sauf que je n'ai pas de ses nouvelles car je n'ai pas eu le temps vraiment d'en prendre. Ah oui c'est amusant cela aussi, j'etais vraiment très occupée à monter tout mon bordel en espagnol et m'arrachais les cheveux quand Andres a voulu chatter avec moi sur facebook cette apres-midi, du coup je suppose que pr mes collègues je devais avoir l'air d'une véritable stakhanoviste sous acide. Ahahahah ( est-ce vraiment drôle? )

Bref, sinon hier soir finalement nous sommes allés dans le centre boire un verre et manger un bout de quiche dans un endroit drôlement chouette, uen espace de gare désaffectée regroupant diverses expositions artistiques avec olivier, puis Euri et moi sommes passés par la Grand place qui est mille fois plus belle la nuit lorsqu'elle est illuminée. IL a acheté des chocolats ( oui je sais ça fait cliché mais c'était drolement chouette) et nous sommes rentrés épuisés mais le coeur plus léger.

Voilà je crois que vouss avez tout ou presque. Je poursuis mes pérégrinations en terre de la frites. J'ai souvent l'impression d'être complètement à côté de mes baskets mais ça va.

Je vous embrasse

n'hésitez pas à écrire, même si je mets du tps à répondre, je lis tout quotidiennement

Et prenez soin de vous

lundi 15 septembre 2008

On se pose et on décompose

Hey

Me voilà enfin posée le nez devant l'écran. Nous revenons d'un long cours de néerlandais de trois heures dans le quartier de Scharbeek de Bruxelles et à notre retour Euri e tmoi sommes passés par le kebab - quartier turc oblige. Je lui ai prêté mon ordi le temps de prendre une douche ainsi que mon sac de couchage et oui c'est aussi ça le sens extraordinaire de solidaire des SVE.

Le retour au travail s'est fait tranquillement, c'était une première pour Euri, quant à moi et bien depuis que ma vie n'est plus uniquement que solitude j'apprivoise beaucoup mieux mon quartier, m'y sens beaucoup plus à l'aise et je dirai même qu'un certain esprit citadin tend à pointer le bout de son nez.

Il serait faux de dire que ces dix jours passés à Eeklo entre volontaires ne m'a bien fait du bien car j'en ressens déja les effets. Oui je veux continuer à faire la fête et à ce propos j'ai sans doute un plan pour partir à la campagne près de la Hollande ce we - et oui vous l'aurez compris entre moi et ce cher Principe de Costa Rica il y a comme un truc qui électrise.

Bon retour en arrière. 

Je suis partie vendredi 5 esseulée car Euri avait raté son train en provenance de Cologne. Et là fatiguée, tristoune j'ai du porter des kg de bagages sous une drache drache toute belge, je crois que je n'arriverai jamais à m'y faire. Le genre de déluge diluvien qui dure quinze mn et vous laisse sans voix. Une fois montée dans le train, je me rends compte que nous sommes en flandres, plus un mot de français autour, les yeux embuées par la fatigue je me sens seule au monde, sentiment très étrange. Et là premier coup dur, la train tombe en panne en rase campagne. Il nous faut donc descendre pour en prendr eun autre qui nous mènera à Gand ou un autre train m'attend pour aller vers Eeklo ce trou paumé au milieu de nulle part.

J'arrive tant bien que mal à la gare d'Eeklo que déjà je croise deux EVS: Ajda et Leila: Slovaque et turc. Le ton est donné la soirée sera européenne et internationale , les 10 jours qui suivront seront tout autant intense. Arrivée au sporthome, une auberge de jeunesse, je découvre les occupantes de ma chambre: Renata une lituanienne, Ulrike une allemande et Paula une finlandaise. Mais dès le départ des liens vont se nouer très vite avec certain notamment Cieran un londonien so gay et so friendly, Talita l'italienne au sang chaud, Hector un personnage ambigu mi-catalan mi-espagnole je croise le regard de Andrés, le costa-ricain muy latino. 

Les jours qui suivront seront ponctués d'activités et de jeux, de soirées endiablées. Les premiers jours seront difficiles, parce que la vie communauté nécessite une hygiène de vie qui ne me convient pas et sans doute aussi parce que la clash entre la solitude forcée inherente des grandes villes ajoutés au manque de ceux qu'on aime et la vie à plus de 30 est obligatoirement violent. Petit à petit j'ai appris à aimer certaines choses, d'autres moins plu. Mais avec le peu de recul dont je dispose je peux dire l'expérience aura été enrichissante et qu'elle aura eu l'avantage indéniable de me faire rencontrer un grand nombre de personnes en peu de temps.

Les liens qui se sont crées pour certains sont très forts et selon Jana, notre coordinatrice slovaque aucun groupe qu'elle n'a suivi durant ces dernières années n'a connu une telle adhésion, personne en dépit de son origine, de la barrière de la langue n'a été laissé de côté.

J'ai travaillé mon espagnol bien plus que mon néerlandais et ai appris grâce à Andrés quelques pas de salsa, en soit cela suffit déjà à me remplir d'un épais sentiment de satisfaction.

Pour faire court les adieux hier ont été un peu difficiles. En particulier avec Andrés qui comme vous l'aurez compris est devenu un peu plus qu'un simple ami. Je dois avouer que j'ai du mal à résister au charme latin mais vous savez aussi bien que moi que la chair est faible. Pour l'heure je n'ai aucune idée de la tournure que va prendre cette petite histoire, si elle est appelée à se poursuivre ou non, mais je suis arrivée hier soir avec son pull dans mes bagages. Il l'avait nonchalamment oublié derrière lui en partant. Et déjà un mail m'attendais dans ma boite à mails. Aujourd'hui c'est une invitation que je reçois pour passer le we avec lui en compagnie de Seyi - notre pote nigérien volontaire lui aussi et Euri si celui-ci le souhaite ( chose dont je doute ) pour une espèce d ecarnaval local au milieu de la nature. L'idée me séduit assez, et j'aime aussi le fait de pouvoir quitter la rush de la ville pour retrouver le calme de la nature.

Voilà pour moi il est l'heure de souffler la lanterne et de vous dire à demain

Dulces Besos

De retour de Eeklo

Hello

Je suis en vie malgré 10 jours de folie.

Je rentre du taff pour repartir à mon cours du soir de néerlandais avec Euri, ah enfin un compagnon dans cette aventure, plus un Principe qui m'attend à une heure d'ici mais seuls les avertis comprendront.

Pour l'heure juste des photos, le texte suivra 

mais plus tard

Ciao Splendores















Hector voulant une photo vantant l'absence de plombage de sa bouche, je m'exécute savamment ce qui dégoûte un peu Lorentia.
















De gauche à droite: Maria Isabel, Leon, Seyi, Paula, Eracan, Renata et moi-même toujours aussi française ( mon dieu c'est vrai!)















A Gand, petite leçon des us et coutumes ou comment commander een pitntje ( une bière).
De g à d: Yoshi, Euri, Dimitris, Hector, Cieran et moi-même.

Section chouchou avec Cieran + la très jolie teutonne Ulrike.










vendredi 5 septembre 2008

En route pour Eeklo

Je boucle ma valise avec l'ordi et me voici partie. Euri a raté son train je le retrouverai ce soir là-bas. 

Bisous

Et a très vite

jeudi 4 septembre 2008

First day

Goede Morgen

Et voilà mon premier jour au travail s'achève. pour l'instant c'est assez bizarre, il n'y a pas d'horaire défini, chacun est libre d'aller et venir comme bon lui semble, et oui c'est aussi ça de  cotoyer des activistes. Activistes dont je le répète ils n'ont que le nom, du moins c'est qu'il me semble. Ce matin, j'ai eu la lourde tâche de graver des DVD dont j'avais plus ou moins réalisé le lay-out. Poliment je me suis permise de demander à Greet si je pouvais lui être utile et donc me voici attachée à traduire en anglais et rédiger les sous-titres d'un DVD de reportages en tout genre. Aucun pb pour moi.

Si ce n'est que l'après-midi en regardant mon travail, elle me demanda si mon anglais était bon? J'ai cru rire jaune. je vous explique les  néerlandophones sont persuadés de parler mieux anglais que quiconque, comme les allemands diront nous. Mais me demander si la phrase :" I found it full of ideas and very much creative" appartient à un registre plus soutenu que sa proposition d'ecrire: " they had great ideas, they are very creative.". Vous allez me dire que je chipote, que c'est une simple histoire d'égo blessé, sans doute sans doute. Mais merde au moins ai-je l'humilité de remettre en cause ce que je sais néanmoins être juste. 

Quand on pense que les français sont arrogants...sic

Bon pour la partie néerlandaise, elle me traduisait tout en anglais et j'avoue que cela m'a assez vite amusé. Oh comme je suis mauvaise langue, mais pas de panique, je me suis bien amusée et continuerait à m'amuser demain car fondamentalement cette tâche me plaît beaucoup même si je comprendrais que vous elle puisse sembler dérisoire ou ennuyeuse. Cela me permets surtout de me familiariser avec des logiciels pro sur environnement mac et de faire un peu de montage. 

Olivier est passé en speed cet après-midi et que dire, je l'imaginais calme et c'est exactement l'inverse. une fusée lancée à toute allure. Il m'a épuisé rien qu'en me parlant. Il est super speed, souhaite s'inscrire dans une   de journalisme à louvain pour une formation d'un ou bien peut-être se lancerait-il en free lance. Il n'est pas resté longtemps pour ne pas me déranger et peut-etre aussi se sentait-il de trop au bureau alors que chacun était occupé. En tout cas il a l'air sympa. la première impression a été bonne.

Je suis partie du bureau bonne dernière enfin avec Marc-Antoon qui souhaitait rentrer, je n'ai pas encore de clé donc je ne peux pas aller et venir comme je veux mais ce n'est pas bien grave. j'aimerai finir ce travail pour demain, mais soyons réaliste je n'ne aurai jamais le temps, j'ai normalement jusqu'au 19 puisque demain je pars pour Eeklo. Là encore rebelote c'est l'aventure qui m'attend. Je vais partir plus tot du bureau pour prendre ma valise ou la finir c'est selon, puis métro direction gare du midi mais c bizare car euri devrait arriver gare du nord, je devrais peut-être lui écrire. Dans le fond qu'importe et ensuite, et bien je n'en sais rien. La seule chose que je sache c'est que je vais enfin avoir un compagnon de route et que cela peut changer pas mal de choses. 

Il est vrai que pour l'heure ma vie ici n'a rien de très folichon mais je n'ai pas l'exubérance desmonstratrive de mes jeunes congénères. Et puis avouons-le je suis habituée à être entourée de gens qui partagent avec le gout pour le beau, le calme et un humour bien particulier.

Enfin je suis de retour dans ma chambre, le ciel est bas mais je crois qu'en Belgique il faudra s'y habituer et ce fut une journée tout à fait positive.

Pourvu que ça dure

mercredi 3 septembre 2008

Et soudain le ciel s'éclaircit

Brussels, 3 Septembre

Endormie à pas d'heure pour cause de visionnage de "Crime and prejudice" que je n'avais toujours pas vu depuis 2006, j'ai été réveillée relativement tôt par la douceur de l'aube. J'avais le coeur un peu lourd d'être bloqué de communication, hors du temps et de l'espace. Je décidai donc d'aller humblement quémander de l'aide à Bruno au bureau, je pris le temps de discuter un peu avec Marc-Antoon. J'avais le sentiment assez diffus que ce serait une journée de merde et disons que ça avait plutôt commencer dans cet esprit là lorsqu'à 13 heures Bruno vint dans ma chambre et m'annonça qu'il n'y avait rien à faire. j'étais dépitée et appelai à la rescousse comme toujours mon guide, la lumière: aurélien.

Son idée de génie était la suivante, peut-être que dans une autre chambre, la connexion marcherait, cela permettrait de définir si oui ou non il y avait un soucis à la prise ou au niveau de l'ordinateur. Et là benco de benco, je souvins que j'avais les clés de la chambre Euri, le test fait je vis que Internet marchait parfaitement. Aurélien me répondit alors je cite : "Tu sais ce qu'il te reste à faire". Hop hop la faim au ventre je déménageai seule comme une grande d'étage et là magie la chambre me semble plus grande. Seul hic le matelas, un vieux truc à ressorts à se tuer le dos. Ni une ni de deux je pris mon courage à deux mains et décider de changer également les matelas. Et là qui je vis en train d eme regarder éberluée la propriétaire. Je lui expliquai le pourquoi du comment et elle me répondit qu'elle n'y voyait aucun inconvénient. 

C'est vraiment vachard de ma part vis-à-vis de Euri qui va avoir une chambre sans ordi et avec un matelas de merde, mais je pense que la propriétaire si besoin est pourra peut-être le changer, du moins je l'espère. 

Sur les coups de 14h, une fois ma chambre apprêtée, je décidai d'aller me balader et surtout d'en finir avec la parasserie. je sautai dans le premier tram, très proche de là où je vis et zouh du côté des jolies quartiers que j'aime tant. Je croisai d'ailleurs complètement par hasard un irlandais obèse qui m'avait soulevé ma valise à l'arrivée à bruxelles. Même pas honte je l'aborde et tape la discut cinq minutes, il eut l'air étonné mais agréablement. je suis en suite passé au bureau du tourisme chercher des plans en tout genre pour éviter de me paumer. Ai joyeusement vagabondé du cote de la grande place, le mont des arts, la bourse etc... Et je suis parti confirmer ma présence au cours de néerlandais, traduction pris le métro pour aller à la limité d'un quartier cracra. Et là je m'aperçois que je n'ai pas l'adresse, dans la loi des séries comme on dit. étonnamment, mon sens de l'orientation m'a amené très vite au bâtiment et me voici officiellement inscrite au cours de néerlandais.

Retour par la case métro, puis vadrouille et là je me suis offert ce qu'un français ne peut réprimer : un verre à la terrasse d'un café chic aux abords de la grand place. Le panard! Et juste à côté j'ai trouvé un petit resto qui du fais des plats à emporter bio. J'ai donc cassé ma tirelire pour des plats de "Penne aux petits légumes, une salade pour demain, un jus de fruit et un brownie". Le coeur nettement plus léger, je suis rentré pour créer se blog et répondre à mes mails.

Ce soir c'est sur, je dormirai bien.

Sur ce je vous embrasse bien fort


Déjà dans les pas du belge, façon Gaston

Brussels 2 Septembre

 

Journée difficile en tout point. L’appréhension de la première journée je dois bien l’avouer m’a empêché de dormir, je suis donc arrivée au bureau lessivée. La semaine à Grenoble pesant encore de tout son poids sur mon système nerveux. Les berlingots que j’ai apporté pour briser la glace ont plu mais je sens bien que l’intention ne les a pas plus touché que ça, tant pis. Bruno est très doux et très gentil. Lui aussi vient d’un petit village, quelque part nous partageons tous les deux le gout de l’humilité et de la discrétion. Greet est incroyablement bien dans ses baskets, une vraie baroudeuse elle a pris le temps de m’expliquer les us et coutumes de la structure. J’ai un peu parlé à Kelthoum ce midi et elle aussi à l’air très gentille, peu de choses malgré tout ne m’uniront avec tous ces gens. Han est l’idée même qu’on peut se faire du bruxellois, il a la gouille ravageuse et je le sens un peu brut de décoffrage. Seul Marc-Antoon que je n’ai vu que ce matin m’a l’air un peu mystérieux, probablement plus profond mais il est encore tôt pour dresser des portraits définitifs.

 

Tous parlent continuellement en néerlandais, la plupart du temps sans se soucier de moi, ce qui dans le fond ne me dérange pas plus que ça. Quand ils sentent que je ne suis plus parmi eux, alors quelqu’un fait-il l’effort de lancer une platitude dans la langue de Molière. Le cadre est très agréable un bureau spacieux et moderne pourvu de quelques moyens - technologiques obliges. Mais une chose frappe mon étroit petit esprit  français, le déjeuner pour eux ne se composent que de tartines de ceci ou cela. A une heure mon estomac criait famine et la pita composé d’une maigre boite de thon achetée à la va-vite à midi ne m’a guère sustenté. Une horreur gastronomique.

 

L’après-midi Greet m’a confié ma première tâche d’une simplicité absolue mais il faut croire que je devais être lessivée ou intimidée ( peut-être les deux) mais je n’ai pas trouvé mieux que de patauger grossièrement dans la semoule. Au final elle est venu m’aider à faire un lay-out simple comme bonjour d’un DVD- ma fierté saigne encore. Et puis elle a tenu à m’accompagner à m’inscrire à la maison de la néerlande pour que j’y prenne du cours du soir. Et là quand elle a su qu’il me fallait attendre entre une heure et deux, elle a filé. Je la comprends, sans doute avait-elle des choses à faire. Et là, j’ai pénétré je dois dire un autre monde.

 

Ne parlant pas un mot de la langue, je me suis retrouvée dans une immense salle d’attente avec des gens de tout âge pour passer un test de logique ( waouh ) . Ticket jaune et numéro comme à la Sécu le tout avec télé néerlandaise en fond sonore. En un mot la claque. Je peinais à restreindre une folle envie de fuir lorsque ce fut mon tour. Un charmant flamand blond comme les blés a rentré dans sa bécane toutes les infos lui étant utiles sur moi. Et là pensant que c’était bon, il me demanda de passer ce fameux test de logique. Je fus pris en charge par un autre monsieur, fort sympathique au demeurant qui me testa brièvement, puis lorsqu’il fut rassuré quant à mes compétences mentales, me donna un test de 6 pages à faire en 15 mn. 5 mn plus tard une néerlandophone au sourire ultra bright m’annonça que j’avais fait un test excellent 45 sur 48. A la bonne heure, mon calvaire était fini. 


Que nenni.

 

On me donna un autre ticket bleu cette fois-ci et retour à la case départ. Lorsque ce fut enfin mon tour, un autre jeune néerlandophone me demanda plus d’informations du type : pourquoi vouloir apprendre le néerlandais. J’aurai pu le baffer mais j’avoue que à ce moment très précis, j’avais précisément très faim et très chaud. Il m’annonça derechef que je devais revenir le lendemain à 18 heures pour confirmer les horaires et le lieu des cours ainsi que 20 euros. Trop fort ! Et oui demain c’est ma journée off je suis censée ne rien faire, juste me promener un peu ou dormir beaucoup. Cruel dilemme. Je repasserai donc au bureau faire le point avec Greet.

 

Et puis pour finir par une autre joyeuseté je me suis paumée en voulant rentré, voulant faire ma maline genre pas besoin de métro je rentre à pied, je me suis plantée de sens ai arpenté la ville dans le sud dans des quartiers où étonnamment j’étais la seule femme blanche, j’ai rebroussé chemin et j’ai marché, marché à perdre haleine. Au bout d’un moment complètement claquée j’avoue avoir pris le métro pour une station et je me suis reperdue en sortant par la mauvaise sortie comme ça , c’est fait chacun pourra rire de moi. Je suis passée faire quelques courses et en rentrant mauvaise nouvelle malgré le cable que m’a passé Bruno, Internet ne marche pas mais alors pas du tout, du coup j’essaierai de vous envoyer tout ceci au plus vite, non pas que ce soit follement enrichissant pour vous mais qui sait un peu d’empathie ne serait pas de trop !

 

Pour l’heure, la pluie tombe à verse sur Bruxelles, et je vous laisse les jambes cotonneuses par l’effort fourni.

 

 

n.b Si vous aimez les détails vraiment nazes, j’avais innocemment rangé un stylo bic sans bouchon dans la poche de mon jean et je me suis aperçu en arrivant que j’avais les mains bleus, le jean aussi et je viens de le découvrir la cuisse aussi.

 

Et bien riez maintenant

 

 

Partir

Brussels 1er septembre 2008

 

Et me voici - la tête passablement embuée de milles et une choses - enfin arrivée à destination. Bruxelles ne m’attend plus, j’y suis arrivée. Drôle de sensation de quitter son nid et sa tribu sans se sentir coupable de laisser derrière soi ceux qui nous ont fait et à qui l’on doit tout. 

 

Premier constat qui s’impose telle une évidence, le manque est déjà là mais peut-être la solitude inhérente des premiers jours l’instigue-t-elle tout naturellement. Jamais sans doute ne m’étais-je sentie aussi gauche, empruntée. Je ne sais où aller pour cette première soirée et n’est encore nulle personne vers qui me tourner. Je me tourne donc vers la plume électronique espérant que d’ici un mois ces premières impressions de vide se dissiperont.

 

Le voyage pour ne pas l’omettre car il renseigne toujours sur le voyageur fut étonnamment bref. Les quatre heures qui ont relié  Nantes à Lille ont été douces. La musique a bercé les paysages, à moins que ce ne fut l’inverse. Le flegme britannique comme toujours a su se montrer à la hauteur de sa réputation car ce sont deux sujets de sa gracieuse majesté qui m’ont aidé à soulever mon horrible trolley dont l’horreur se résumait au poids. De Lille à Bruxelles peu de choses à dire, une courte demi-heure les séparaient. Ambiance scones et thé dans le wagon à majorité anglaise. À mes côtés une dame affairée à surligner des articles de Loi. Vive l’Europe ai-je pensé sur le coup et vive les fonctionnaires européens.

 

J’ai rencontré ma tutrice par la suite, le premier contact fut bon et je suis même furtivement passé au bureau récupéré les clés de mon chez moi. Enfin de ma chambre ! Mes collègues ont tous fait l’effort de s’adresser à moi dans ma langue ce qui je dois dire m’a touché. Je les retrouve demain à 9h30 avec un peu d’appréhension, sans doute est-ce la peur de décevoir.

 

Bref le bilan de cette arrivée est positif, j’attends maintenant avec impatience celle de mon binôme espagnol qui arrivera pour sa part vendredi pour repartir avec moi directement à Eeklo pour notre formation d’arrivée en Belgique. Encore pleins d’aventures en perspective.

 

Et pour l’heure il me tarde de souffler la lanterne et de rejoindre les bras de Morphée.