mercredi 3 septembre 2008

Partir

Brussels 1er septembre 2008

 

Et me voici - la tête passablement embuée de milles et une choses - enfin arrivée à destination. Bruxelles ne m’attend plus, j’y suis arrivée. Drôle de sensation de quitter son nid et sa tribu sans se sentir coupable de laisser derrière soi ceux qui nous ont fait et à qui l’on doit tout. 

 

Premier constat qui s’impose telle une évidence, le manque est déjà là mais peut-être la solitude inhérente des premiers jours l’instigue-t-elle tout naturellement. Jamais sans doute ne m’étais-je sentie aussi gauche, empruntée. Je ne sais où aller pour cette première soirée et n’est encore nulle personne vers qui me tourner. Je me tourne donc vers la plume électronique espérant que d’ici un mois ces premières impressions de vide se dissiperont.

 

Le voyage pour ne pas l’omettre car il renseigne toujours sur le voyageur fut étonnamment bref. Les quatre heures qui ont relié  Nantes à Lille ont été douces. La musique a bercé les paysages, à moins que ce ne fut l’inverse. Le flegme britannique comme toujours a su se montrer à la hauteur de sa réputation car ce sont deux sujets de sa gracieuse majesté qui m’ont aidé à soulever mon horrible trolley dont l’horreur se résumait au poids. De Lille à Bruxelles peu de choses à dire, une courte demi-heure les séparaient. Ambiance scones et thé dans le wagon à majorité anglaise. À mes côtés une dame affairée à surligner des articles de Loi. Vive l’Europe ai-je pensé sur le coup et vive les fonctionnaires européens.

 

J’ai rencontré ma tutrice par la suite, le premier contact fut bon et je suis même furtivement passé au bureau récupéré les clés de mon chez moi. Enfin de ma chambre ! Mes collègues ont tous fait l’effort de s’adresser à moi dans ma langue ce qui je dois dire m’a touché. Je les retrouve demain à 9h30 avec un peu d’appréhension, sans doute est-ce la peur de décevoir.

 

Bref le bilan de cette arrivée est positif, j’attends maintenant avec impatience celle de mon binôme espagnol qui arrivera pour sa part vendredi pour repartir avec moi directement à Eeklo pour notre formation d’arrivée en Belgique. Encore pleins d’aventures en perspective.

 

Et pour l’heure il me tarde de souffler la lanterne et de rejoindre les bras de Morphée.

 

 

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